hameçonnage
Envoi massif d'un faux courriel, apparemment authentique, utilisant l'identité d'une institution financière ou d'un site commercial connu, dans lequel on demande aux destinataires, sous différents prétextes, de mettre à jour leurs coordonnées bancaires ou personnelles, en cliquant sur un lien menant vers un faux site Web, copie conforme du site de l'institution ou de l'entreprise, où le pirate récupère ces informations, dans le but de les utiliser pour détourner des fonds à son avantage.
Note(s) : L'hameçonnage est en fait une tentative d'escroquerie par courriel basée sur l'usurpation d'identité. Le faux courriel reproduit fidèlement la charte graphique de l'institution financière ou de l'entreprise (logo, typographie, vocabulaire). Puis, il signale à l'utilisateur que celle-ci a besoin de vérifier certaines informations le concernant, pour une raison quelconque (panne du système informatique, nouvelle législation, modification des conditions d'utilisation, actualisation des fichiers, augmentation du niveau de sécurité, etc.). L'utilisateur est donc invité à se rendre sur le site Web de sa banque, par exemple, pour mettre à jour ses données personnelles.
Les coordonnées bancaires peuvent être, par exemple, un nom d'utilisateur, un mot de passe, un numéro de compte bancaire ou un numéro de carte de crédit.
Les termes hameçonnage, hameçonnage par courriel, appâtage et appâtage par courriel ont été proposés par l'Office québécois de la langue française (avril 2004) pour désigner cette notion. Le mot hameçonnage, absent des dictionnaires, était potentiellement disponible, du fait de l'existence d'autres mots français appartenant à la même famille sémantique : hameçon, hameçonner et hameçonneur.
Tout comme pour hameçon, dont le h initial n'est pas un h aspiré, on écrira l'hameçonnage et non le hameçonnage. En effet, devant un mot commençant par un h muet, on fait l'élision, qui est marquée à l'écrit par l'apostrophe (l') qui remplace la lettre élidée e. De plus, à l'oral, avec un, des, cet, ces, etc., on fera la liaison.
Le terme escroquerie par courriel n'a pas été retenu pour désigner la présente notion, en raison de son manque de précision. L'hameçonnage est plutôt une tentative d'escroquerie, cela ne réussit pas à tous les coups. De plus, il ne constitue sûrement pas la seule façon d'escroquer au moyen du courrier électronique.
Les termes pêche aux données personnelles et pêche aux informations confidentielles, qui ont une valeur plus descriptive que dénominative, n'ont pas été retenus comme équivalents de phishing. Ces expressions sont parfois utilisées pour parler de l'hameçonnage, un peu comme l'expression le réseau des réseaux l'est pour parler d'Internet.
Le terme pêche aux gogos (ou pêche au gogo) n'a pas été retenu pour désigner cette notion, en raison de ses connotations dépréciatives.
À cause de son manque de précision, le terme filoutage (ou philoutage), peu attesté en ce sens, n'a pas été retenu pour traduire phishing. Il peut désigner toute forme d'escroquerie.
Le terme usurpation d'interface ne convient pas comme équivalent français de phishing. Il n'a pas été retenu en raison de son manque de précision. En effet, l'usurpation d'interface (copie conforme d'un site Web) est, avec l'usurpation d'identité d'entreprise (fait de se faire passer pour celle-ci), l'un des moyens utilisés pour effectuer un hameçonnage (envoi massif d'un faux courriel).
Le terme phishing, dérivé de l'anglais fishing (pêche) et écrit avec un ph, comme c'est souvent le cas dans le jargon des pirates où il y a substitution de lettres (par exemple phreaking, qui vient de phone freak, où phone devient fone et freak devient phreak, puis phreaking), est bien sûr à éviter en français. Ce terme fait allusion à la pêche à la ligne et à l'océan des utilisateurs d'Internet, dans lequel le pirate essaie de piéger quelques poissons. En guise d'hameçon, un courriel est lâché sur Internet jusqu'au moment où un internaute, moins soupçonneux qu'un autre, s'y accroche.
Le terme phishing scam, se traduisant par escroquerie par hameçonnage, conviendra seulement dans les cas où l'hameçonnage a réussi, c'est-à-dire lorsque celui-ci a permis d'escroquer des internautes naïfs.
Le terme brand spoofing, qui pourrait se traduire par usurpation de marque ou encore usurpation d'identité d'entreprise, n'est pas un véritable synonyme de phishing. L'usurpation de marque (ou d'identité) fait plutôt référence au moyen utilisé pour mener à bien un hameçonnage (envoi). On se sert de l'identité d'une banque ou d'une entreprise un peu comme d'un appât (pour attirer) et on lance le courriel un peu comme un hameçon (pour attraper le poisson, c'est-à-dire l'internaute dupe et
hébergement
Action d'héberger un site Web ou une page personnelle sur un serveur, afin de les rendre accessibles sur Internet.
Note(s) : L'hébergement est un service offert par un fournisseur d'accès à Internet ou un hébergeur, qui permet de disposer d'un espace disque sur son serveur pour diffuser notre site sur le Web.
hébergeur
Fournisseur proposant un service d'hébergement, gratuit ou payant, qui permet de disposer d'un espace disque sur son serveur, afin de diffuser sur Internet des sites Web ou des pages personnelles.
Note(s) : La taille de l'espace disque mis à la disposition de chaque membre titulaire d'un compte d'hébergement varie selon l'hébergeur et les besoins. La plupart des hébergeurs n'ont aucune responsabilité éditoriale réelle sur les informations qu'ils stockent.
HTML
Langage de balisage de texte qui permet la création de documents hypertextes affichables par un navigateur Web.
Note(s) : Le langage HTML est une application de la norme ISO-SGML (Standard Generalized Markup Language) et a été défini par le CERN (Centre européen de recherche nucléaire).
Comme le H initial de ce sigle est sonore, on dira le HTML, du HTML, et non l'HTML ou de l'HTML.
HTTP
Protocole utilisé pour transférer des documents hypertextes ou hypermédias entre un serveur Web et un client Web.
hypertexte
Connexion activable à la demande sur le Web, reliant des données textuelles ayant une relation de complémentarité les unes avec les autres, et ce, où qu'elles se trouvent dans Internet.
Note(s) : Dans les pages Web, la présence d'un lien hypertexte est signalée visuellement par son ancre qui peut être une partie de phrase ou un mot soulignés ou de couleur différente de celle du texte, ou encore une image, une icône, un graphique.
Au pluriel, on écrira : des liens hypertextes.
Hyperlien est un terme générique désignant aussi bien un lien hypermédia qu'un lien hypertexte.
Le terme liaison hypertexte est très peu utilisé.
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